Transmission d’entreprise en Suisse : combien de temps faut-il vraiment pour bien planifier ?
L'essentiel à retenir
- La durée moyenne de planification d’une transmission d’entreprise varie considérablement selon le mode choisi : 12 ans pour une succession familiale, 7 ans pour un rachat par les collaborateurs (MBO), 4 ans pour une vente à un tiers (M&A).
- Ces chiffres, issus de données UBS, montrent que la transmission d’entreprise est un processus long, et que la plupart des dirigeants commencent à y réfléchir trop tard.
- Quelle que soit la solution envisagée, UBS recommande de commencer la planification 5 à 10 ans avant la remise prévue.
En Suisse romande, anticiper sa transmission est d’autant plus stratégique que le marché de la reprise est actif et que les acquéreurs potentiels, qu’ils soient familiaux, internes ou externes, ont eux-mêmes besoin de temps pour se préparer.
Relève PME est une association suisse à but non lucratif visant à faciliter et favoriser la transmission des PME. Elle offre des informations, des conseils et un soutien neutre aux chefs d’entreprise, pour les aider à faire face aux défis liés à la transmission d’entreprise et faciliter les échanges entre cédants et repreneurs. Grâce à son expérience et à son réseau, vos chances de succès sont maximisées.
Notre mission: Faire réussir les cessions et les reprises d’entreprises.
Combien de temps faut-il pour transmettre son entreprise ? La plupart des dirigeants suisses sous-estiment largement la réponse à cette question. Selon les données publiées par UBS, la durée moyenne de planification d’une transmission varie de 4 à 12 ans selon le mode de cession retenu. Un chiffre qui devrait interpeller tout chef d’entreprise qui n’a pas encore entamé cette réflexion.
Trois voies, trois horizons de temps
La transmission d’une PME ne prend pas la même forme selon que l’entreprise est cédée à un membre de la famille, reprise par des collaborateurs ou vendue à un acquéreur externe. Et ces différences de forme se traduisent directement par des différences de durée.
Ces trois grandes catégories correspondent aux principales options disponibles pour un dirigeant souhaitant transmettre son entreprise :
- Succession familiale (12 ans) : La succession familiale (FBO – Family Buy-Out) : un membre de la famille reprend les rênes de l’entreprise. C’est la voie la plus longue, avec une durée moyenne de planification de 12 ans, car elle implique une préparation progressive du successeur, une gestion délicate des enjeux familiaux et souvent un transfert graduel des responsabilités.
- Rachat par les collaborateurs (7 ans) : Le rachat par les collaborateurs (MBO – Management Buy-Out) : un ou plusieurs membres de la direction ou de l’équipe rachètent l’entreprise. Ce processus requiert en moyenne 7 ans, le temps que les repreneurs identifiés montent en compétences, consolident leur légitimité et sécurisent le financement nécessaire.
- Vente à un tiers M&A (4 ans) : La vente à un tiers (M&A) : la solution la plus « rapide » en apparence, avec une durée de planification de 4 ans en moyenne. Elle implique néanmoins de préparer l’entreprise à être présentée à des acquéreurs externes, de réaliser une valorisation rigoureuse et de mener un processus de vente structuré.
Vous n'avez pas encore commencé à planifier votre transmission ? C'est le moment !
Quelle que soit l’échéance que vous envisagez, chaque année de préparation supplémentaire augmente vos chances de réussir votre transmission dans les meilleures conditions.
Relève PME vous propose une plateforme innovante pour vous mettre en relation avec les bonnes personnes, selon vos critères de recherche, mais aussi pour vous accompagner durant les 7 étapes de la transmission et de la reprise avec des conseils d’experts.
Pourquoi la planification prend-elle autant de temps ?
Ces durées peuvent surprendre de prime abord. Mais elles reflètent la réalité des multiples dimensions que recouvre une transmission d’entreprise réussie. Ce n’est pas uniquement une transaction financière : c’est un processus qui touche à la fois à la stratégie de l’entreprise, à sa gouvernance, à sa valorisation, aux aspects fiscaux et juridiques, à la prévoyance du dirigeant et aux relations humaines avec les équipes, les clients et les partenaires.
Préparer une entreprise à être transmise dans les meilleures conditions implique souvent de travailler sur plusieurs chantiers en parallèle : clarifier la structure juridique et actionnariale, documenter les processus internes, réduire la dépendance de l’entreprise à la personne du dirigeant, stabiliser ou améliorer la rentabilité, constituer un dossier de présentation solide. Autant d’éléments qui ne se font pas en quelques semaines.
À cela s’ajoute la dimension psychologique. Pour de nombreux dirigeants, l’entreprise représente bien plus qu’un actif financier, c’est souvent l’œuvre d’une vie. Accepter d’envisager sa transmission, choisir le bon successeur, négocier les conditions : chaque étape demande du temps, de la réflexion et souvent un accompagnement neutre pour avancer sereinement.
Le piège du « trop tard »
En Suisse, on estime qu’une PME sur dix peine à trouver un successeur convenable. L’une des causes principales est le manque d’anticipation. Des dirigeants qui attendent d’être proches de la retraite pour initier leur transmission se retrouvent souvent dans une position de faiblesse dans les négociations, avec un calendrier contraint et moins de marge pour optimiser les conditions de cession.
Le cas de la succession familiale illustre bien ce risque. Douze ans de planification signifient que si un dirigeant souhaite passer la main à 65 ans, il devrait idéalement commencer à y réfléchir dès 53 ans. Une perspective qui peut sembler lointaine, mais qui correspond à la réalité observée dans les transmissions réussies.
Pour une vente à un tiers, quatre ans semblent plus accessibles. Mais ces quatre ans sont denses : ils comprennent la phase de préparation de l’entreprise, la recherche et la qualification des acquéreurs potentiels, les négociations, la due diligence et la période de transition post-cession. Autant dire que chaque mois compte.
Ce que cela implique concrètement pour les dirigeants romands
Pour un chef d’entreprise en Suisse romande, ces données sont un signal d’alarme bienveillant. Quel que soit le mode de transmission envisagé, la question à se poser aujourd’hui est simple : ai-je commencé à planifier ?
La bonne nouvelle, c’est que commencer tôt ne signifie pas s’engager immédiatement dans un processus de vente. Cela signifie prendre le temps de réfléchir à ses options, d’évaluer la valeur de son entreprise, d’identifier les repreneurs potentiels et de mettre en place les premières actions de préparation. Des démarches qui peuvent s’étaler dans le temps et qui n’engagent pas irrémédiablement.
Chez Relève PME, nous accompagnons les dirigeants dès cette phase de réflexion amont, bien avant que la décision de céder soit formellement prise. Notre rôle est de vous aider à y voir clair sur vos options, à vous connecter aux bons interlocuteurs et à avancer à votre rythme, sans pression.
Source : UBS Suisse – Succession d’entreprise
Découvrez d'autres articles sur la transmission d'entreprise
L'actualité de la transmission en Suisse romande une fois par mois dans votre boîte mail
Partager cet article
Services d'experts
Obtenir des devis de la part d’experts reconnus de la transmission en Suisse romande pour les services suivants :